• L’agriculture et les métiers manuels: des créneaux porteurs pour les PME ?

  •  Une formation en électricité. Les compétences dans ce secteur se feraient rares.

    Une formation en électricité. Les compétences dans ce secteur se feraient rares.

    Un nouveau programme de financement est venu s’ajouter à la liste des plans (schemes) créés pour les petites et moyennes entreprises (PME). Le Micro Credit Scheme a été officiellement lancé par la Development Bank of Mauritius (DBM) le mercredi 7 septembre. Mais vers quels secteurs serait-il intéressant de se lancer ? Dans le milieu, on évoque les métiers manuels et ceux ayant trait à l’agriculture. Éclairage.

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    Pour Phalraj Servansingh, Managing Director de la Small and Medium Enterprise Development Authority (SMEDA), les métiers manuels – dont celui d’électricien, de plombier et d’ouvriers du bâtiment – sont des services très en demande. Mais «les compétences dans ce domaine se font de plus en plus rares». Ces services étant sous-exploités, «si un jeune qui a étudié au MITD, par exemple, vient nous voir pour créer une entreprise offrant des services d’électriciens, de plombier ou encore de technicien de machine à laver, cela nous intéresserait vraiment de l’aider», affirme notre interlocuteur.

    Jean Max Appanah abonde dans le même sens. Selon cet entrepreneur et fondateur de la plateforme Smart Moves for Entrepreneurs, qui vient de fêter sa première année d’existence et regroupe plus d’une centaine de PME, les métiers manuels méritent aujourd’hui d’être valorisés.

    Autre créneau porteur : le secteur agricole. Le Managing Director de la SMEDA cite l’agriculture biologique, la plantation sous serre ou encore l’élevage. «À ce jour, plusieurs hôtels importent toujours leurs légumes. Or, Maurice a le potentiel de produire des légumes frais ainsi que des produits issus de l’élevage pour le marché local, avance-t-il. Il y a un vrai fossé qui peut être comblé par nos entrepreneurs.»

    Il y a aussi un vaste champ de possibilités pour les férus des technologies de l’information et de la communication (TIC). Le secteur des TIC serait aussi fort rémunérateur pour les aspirants entrepreneurs, notamment pour ceux qui s’intéressent au développement d’applications mobiles. Marie-Noëlle Elissac-Foy, co-fondatrice de Smart Moves for Entrepreneurs, avance à cet effet que lors du premier Startup Weekend, qui s’est tenu en juillet, l’idée de créer des applications mobiles pour faciliter la vie de tous les jours avait suscité un engouement parmi les participants.

    Par ailleurs, l’année dernière, le gouvernement a élaboré une liste de six secteurs prioritaires pour être éligibles au SME Development Scheme. Cette liste comprend les TIC, l’agrobusiness, les énergies renouvelables ou encore l’artisanat. Ce plan est un programme d’accompagnement et de financement opérationnel mené conjointement par MyBiz et la Maubank.

    [symple_box color=”gray” fade_in=”false” float=”center” text_align=”left” width=””]Les options de financement dans le privé

    Outre MyBiz, dont les services sont offerts par le gouvernement, il existe bon nombre d’institutions d’accompagnement et de financement dans le privé. La dernière à avoir été lancée : le MCB Microfinance. Cette nouvelle filiale de la MCB offre des prêts allant de Rs 20 000 à Rs 600 000 aux micro-entreprises dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas Rs 2 millions. De plus, le SME Financing Scheme est présent dans les différentes institutions bancaires du pays. Son taux d’intérêt est de 6%. Autre option de financement et d’accompagnement : les investisseurs providentiels ou les Business Angels. Eclosia Angel Investment, filiale du groupe Food and Allied, en est un exemple. Elle n’offre pas de financement en espèces. À la place, elle entre dans le capital de la société et apporte toute son expertise et son expérience pour un délai déterminé. L’objectif : aider l’entreprise à s’agrandir et à mener à bien ses projets.[/symple_box]